Quand commencer une graphothérapie ?

A tout âge, dès que l’on s’aperçoit d’une difficulté à l’écrit. Le plus tôt étant le mieux. Mais il n’est jamais trop tard pour commencer, on note de très bons résultats chez les adolescents, souvent très motivés, ainsi que chez les adultes.

Statistiques :

En milieu scolaire 6% des élèves sont dysgraphiques, dont une forte majorité de garçons.

Combien dure une graphothérapie ?

Tout dépend de la nature des difficultés et de l’implication du patient. En moyenne, il faut compter entre 15 et 30 séances.
Les séances, de 45 minutes environ, ont lieu au cabinet du graphothérapeute à raison d’une fois par semaine.

La régularité et l’implication sont primordiales pour permettre des progrès soutenus.

Prise en charge ?

Il n’y a actuellement pas de prise en charge des honoraires de graphothérapie par la sécurité sociale. Néanmoins certaines mutuelles acceptent un remboursement au forfait.

Déroulement des séances

La graphothérapie s’appuie sur des techniques spécifiques. Nous nous référons aux travaux de Julian de Ajuriaguerra - neuropsychiatre et psychanalyste et Robert Olivaux - Docteur en Psychologie.

Les techniques utilisées varient en fonction de l’âge et du type de dysgraphie, toutefois elles ont en commun des exercices de :

- relaxation du corps en son entier et en particulier des segments concernés par l’acte d’écrire,

- respiration pour faire baisser le niveau tonico-émotionnel du corps engagé dans la scription,

- motricité manuelle, de préhension du stylo,

- «grands tracés glissés » et de formes pré-scripturales qui contiennent en germe toutes les formes des lettres,

- personnalisation de l’écriture pour les adolescents et les adultes.